FEDERATION FRANÇAISE :
FFST
DEFENSE
PERSONNALISEE
« DP »
F.R.A.P.P.E
En
1996, a été organisé un colloque dans l’académie de limoges
sur le thème de la citoyenneté, qui a été le facteur déclenchant
pour amené une réflexion de groupe au sein de l’équipe
pédagogique Iséroise de la défense personnalisée. Nous nous sommes
appropriés les connaissances transmises par l’équipe de
recherche, constitué au sein de l’E.R.R.E.P.S de l’
I.U.F.M de Limoges, et composé de sept professeurs d’ E.P.S,
portant sur la citoyenneté et le
sport.
RETOUR
AU CALME
La forte demande pour la défense personnalisée dû
à la peur causée par la violence urbaine que nous côtoyons sous
toutes ses formes .
Il nous a semblé judicieux ,
par le nombre volontariste, d’individus de
toutâge à s’initier à la défense personnalisée,
donc ouvert à la formation et à
l’information ;
De
faire :Dans
un premier temps, retomber l’angoisse et la peur de
l’agression.Bien
souvent au bout de quelques mois de formation quand
l’individu retrouve sa place dans le
groupe, quand il se sent en sécurité, reprend la vie active
normalement. Comme s’il avait subi une thérapie de
groupe ! !
RETOUR
A LA CITOYENNETE
Dans un
deuxième temps, ramener notre réflexion sur le travail à la
citoyenneté, qui nous a conduit à un certains nombres de concepts
constitutifs de la
citoyenneté :
L’ETHIQUE
Qui précède et fonde la morale. Introduire la
règle ( la loi), la morale de façon fondée à travers le groupe de
pratiquants, dont la base est la prise en compte du rapport de
l’homme à son semblable dans une volonté de cohérence et de
réciprocité.
L’éthique renvoie à la réflexion de la
liberté.
FEDERATION
FRANÇAISE F F S
T
DEFENSE
PERSONNALISEE
« DP »
F.R.A.P.P.E
TROIS
POLES SONT DEFINIS DE L’ETHIQUE
Pôle JE : liberté en
première personne. Ma liberté veut
être.
Pôle TU : volonté
que la liberté de l’autre soi. Je veux que la liberté
soit.
Pôle IL : nous
prenons le chemin du tiers. L’intention éthique se précise
et prend corps avec ce moment de
la non personne. Ce pôle peut
être qualifié par la médiation à la
règle.
LA
MORALE
Se désigne dans
l’ordre du bien et du mal, se rapporte aux règles (lois), des
normes et des
impératifs.Elle constitue un élément indispensable de la
socialisation et de la cohérence
sociale.
LA
REGLE
La règle est indispensable, elle permet de régler
la relation entre deux libertés, c’est un instituant institué
grâce auquel plusieurs libertés peuvent
coexister :Ma liberté, ta liberté, la
règle.A chacun (je/tu) de reconnaître la supériorité de
la règle, le pouvoir de l’assurer ou de la
refuser.
LA
LOI
Elle est le
moment terminal de la constitution de sens de la
moralité.
LA
JUSTICE
La coexistence de plusieurs libertés passe
nécessairement par la justice qui
est« le schème des actions à faire pour que
soit institutionnellement possible
lacommunion des
libertés ».
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T
DEFENSE
PERSONNALISEE
« DP »
F.R.A.P.P.E
CAPACITE
FINALE RECHERCHEE
L’éducation
à la citoyenneté : Elle nécessite un
apprentissage :
a) Théorique :
basé sur les
savoir.
b) Axiologique :
apprentissage des
principes et des
valeurs.
c) Praxéologique :
celle de l’action, le
vivre ensemble avec civilité et
selon les règles
dugroupe.
Notre discipline
d’enseignement nous permet de favoriser l‘aspect
praxéologique car elle s’impose à nous. La socialisation peut
prendre formeCar elle va s’ancrer dans du concret, dans
le vécu impliquant le licencier dans le
groupe.
COMMENT
SE TRADUIT SA MISE EN
ŒUVRE AU SEIN DU
CLUB ?
Respecter l’espace de
travail de
chacun.Accepter les bousculades
occasionnées
accidentellement.
Respecter l’autre dans ses
déplacements.
Travailler
avec n’importe qui dans le groupe (même
si on ne l’apprécie
pas).Saluer le partenaire avant et après
chaque technique.Aider un membre du groupe
dans sa recherche
technique.Accepter
d’être
aidé.De travailler dans le but de s’approprier les
techniques.De respecter
le matériel et les
lieux.De respecter les règles de
sécurité.
1)
LE REFLET DE SES
ACTES
Il
s’agit pour nous de permettre au pratiquant de prendre
conscience de
ceQu’il est, et de
ce qu’il fait. Il s’agit de rendre
explicite l’implicite. de décrire
au pratiquant
ce que nous percevons ou ressentons de ce qu’il
fait.
2)
LA COMMUNICATION Il s’agit de favoriser
l’échange, de formuler des questions adapter, de
permettre à chacun de confronter ses
résultats, ses points de vue, ses
ressentis.
3)
LA RIGUEUR DUTRAVAIL
Le pratiquant doit se responsabilisé
dans la rigueur des
taches :Préparation des échauffements, du
travail en groupe et
d’autorégulation…
4)
LES REACTIONS AFFECTIVES La relation à l’autre qui
est à la base de l’éducation à la citoyenneté ne peut faire
l’impasse sur le ressenti, sur l’affectif. Nous
devons interroger les pratiquants sur le
plaisir pris ou non dans les situations proposées,
sur la manière dont ils vivent les choses. Le
ressenti exprimé va permettre à chacun de prendre la mesure de son
comportement et donc de mieux se
connaître.
5)
LA SECURITE Toute relation à la citoyenneté
pose le problème de l’autorité et du pouvoir dans le
groupe.L’instructeur
ou le moniteur est garant de la sécurité de chacun
et il se doit de la garantir. Il doit donc gérer ou
permettre de gérer toutes les
situations conflictuelles.
Ces
situations permettent à chacun de prendre
conscience des limites
etd’intégrer les règles de vie
collective.
6)
REFLECHIR SUR LA CONSEQUENCE
DE SES
ACTES Le souci est de permettre la
réflexion sur les conséquences de ses actesconstructifs ou non.
Il s’agit d’amener le pratiquant à
prendre conscience
quesans les autres il n’existe
pas. Chacun appartient et n’existe
qu’au travers de ses relations aux autres. C’est poser
la question des droits et des devoirs de
chacun.
7)
TRANSMETTRE SES
COMPETENCES Dans tout groupe, un individu
existe au travers de ses compétences. LePratiquant doit comprendre
qu’au sein du groupe existe non pas un pouvoir mais
une multitude de forme de
pouvoir.
8)
VALORISER ET POSITIVER Permettre à chacun de
s’affirmer, de prendre des responsabilités nécessite
d’être encouragé dans ses
tentatives.
9)
S’APPROPRIER LA CONNAISSANCE Donner aux
pratiquants du temps pour redéfinir les techniques
qu’ils se sont appropriées, va permettre à
chacun de se sentir impliqué et donc
acteur.
10)
S’AUTO-EVALUER
Pour l’obtention du grade le
pratiquant doit être capable d’expliquer le reflet
de ses actes
ou de ses actions et de son temps de formation (sa
préparation, sonOrganisation,
son travail).
STRATEGIES
D’INTERVENTION NOUVELLES
Utiliser la motivation première
de l’individu qui veut rejoindre le club pour
transmettre
et augmenter cette motivation par une méthode
jamais utilisée
dans le monde
des arts martiaux, voilà qui va en surprendre
plus d’un ! !
Rappel de la méthode pratiquer
actuellement dans les
clubs :
·
Le professeur ou
l’instructeur transmettent les
connaissances.
·
Le pratiquant reproduit
avec
exactitude.
·
Le pratiquant écoute.
·
Le pratiquant
mémorise. Cette approche traditionnelle ne
suffit plus et démotive le
pratiquant.
NOTRE METHODE
La méthode
que nous avons mis en place est une méthode active, dynamique qui
implique le pratiquant, et l’épanouit
dans son art sportif de la défense
personnalisée. Elle ne nuit pas à la motivation du pratiquant. Bien au contraire cela
devient une source
d’inspiration et de
motivation. Améliore les rapports
avec le professeur ou l’instructeur. La
méthode apporte au pratiquant une nouvelle
capacité d’apprendre et l’influence dans ses
perceptions et ses
comportements. Elle incite le pratiquant à se préparer avec rigueur dans son
activité.
De
sélectionner avec méthode ses
techniques :
·
pertinent sur le travail
produit,
·
exigeant sur le plan
cognitif,
· productif,
* Pratique seul l’évaluation
formative.
* Intervient seul sur les techniques
motivationnelles.
* Le pratiquant n’a pas besoin de
motivation extrinsèque. Il n’a pas
besoind’une force
extérieure , d’une promesse de
récompense ou la crainte de
sanction
venant de
l’extérieur.
* Dans notre
méthode la motivation est intrinsèque parce
qu’elle dépend
de l’individu
lui-même.
L’individu se fixe ses propres objectifs,
construit des attentes, et le renforcement est
obtenu par l’atteinte des objectifs qu’il
s’est lui même
fixés.Le pratiquant acquière des systèmes de
motivation et de renforcement
personnels :
·
Il définit ses propres objectifs.
·
Il construit des stratégies
pour les
atteindre.
·
Il est satisfait lorsqu’il
atteint ses
objectifs.
·
Il ne renonce pas en cas
d’échec.
·
Il fait de multiples expériences
de succès soutenues par le professeur oul’instructeur.
Responsable « DP » de la commission nationale
F.F.S.T :
Victor
Dominique Martello
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